Préface
Discours d’introduction à un texte. La préface peut être strictement informatique ou constituer un commentaire éclairant les enjeux de ce qui suit. Dès le XVIIe siècle, les dramaturges jugèrent utile de faire précéder leurs pièces d’un « examen » ; mais la préface, sous sa forme moderne, apparait au siècle suivant avec le roman, genre nouveau dont la légitimité est particulièrement contestée et qu’il faut donc défendre. A partir de la fin du XVIIIe siècle, la préface à souvent valeur de manifeste et est un lieu particulièrement propice à la polémique.
Parmi les plus célèbres, on citera les préfaces de La Nouvelle Héloïse (J;-J. Rousseau, 1761), Cromwell (V. Hugo; 1827), Mademoiselle de Maupin (Th. Gautier, 1836), Pierre et Jean (G. de Maupassant, 1888). Au XXe siècle, en revanche, l’usage est plutôt de confier la préface à un auteur reconnu qui apport en quelque sorte sa caution au texte : certaines préfaces de Malraux, Sartres, Barthes… ont ainsi joué un rôle très important dans l’histoire littéraire. Contrairement au prologue ou à l’introduction qui appartiennent pleinement au texte, la préface est donc un élément de paratexte ; on emploie parfois le mot « avant-propos » dans le même sens (« Avant-propos à La Comédie humaine », H. de Balzac, 1842). On appelle postface le même type de texte situé en fin de volume.
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