Pléiade (la)
Terme apparu dans un poème de Ronsard, en 1556, pour désigner les six poètes qui, avec lui, représentaient le groupe dominant de la poésie française. Il possède un sens cosmologique (les sept étoiles formant la constellation de ce nom) et fait aussi allusion aux étoiles de la poésie alexandrine.
La liste a changé plusieurs fois sous la plume de Ronsard. En ont fait partie, à des dates diverses, outre Ronsard, Baïf et Du Bellay : Belleau, Tyard, Peletier du Mans, Jodelle, Des Autels, La Péruse, Dorat. Avant que Ronsard ne constitue ce groupe, assez fictif, beaucoup de jeunes poètes se sont retrouvé dans la “Brigade”, beaucoup plus nombreuse, et encore plus informelle.
La Pléiade n’est donc pas une école littéraire comme il y en eut plus tard. Il existe beaucoup de divergences entre ceux qui la constituent. On peut dire néanmoins qu’ils essaient de mettre en pratique le programme de Du Bellay dans sa Deffence et Illustration de la langue françoise : usage du français comme langue de la poésie, imitation des Anciens, culte de l’inspiration, ce qui n’exclut pas le travail de l’art. Même si, selon la formule d’E. Balmas, la “saison de la Pléiade” a été brève (en gros, le règne d’Henri II), son bilan est impressionnant.
Elle a remis à l’honneur des genres oubliés, comme l’hymne et l”ode ; réinventé la tragédie ; retrouvé le goût des petits genres lyriques chers aux Alexandrins ; cultivé la poésie philosophique.
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