Méta-énonciation
Depuis les travaux de J. Authier-Revuz, on nomme méta-énonciation toutes les “boucles “ que fait le discours sur lui-même, quand il se prend pour son propre objet. Cette autoreprésentation de l’énonciation dans l’énoncé peut prendre diverses formes, depuis l’italique ou les guillemets qui permettent au locuteur de marquer une distance par rapport aux mots qu’il emploie, jusqu’au complément très développés.
Dans tous les cas, les commentaires méta-énonciatifs signalent un problème dans la coïncidence entre l’intention du locuteur et les mots qui l’expriment : caractère impropre d’une expression (“ On dit parfois “idéologie dominante”. Cette expression est incongrue”), gêne face à la polysémie (“cette seconde lecture, appliquée (au sens propre)”, emprunt à un discours autre (“la stylistique, la rhétorique, disait Nietzche”, R. Barthes, Le Plaisir du texte,1973).
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