Merveille
Au Moyen-Age, la merveille est d’abord ce qui suscite l’étonnement (latin mirabilia, de mirari, « s’étonner »). La merveille joue un rôle important dans la poétique des premières formes romanesques. Il faut distinguer merveille et merveilleux : il existe une catégorie de merveilles sans merveilleux (des créations de l’art humain), c’est-à-dire sans surnaturel, particulièrement cultivée par les romans d’Antiquité du XII siècle (automates, architectures extraordinaires…). Lorsqu’elle est marquée par le surnaturel, la merveille se présente, dans les romans médiévaux, comme une semblance dont la senefiance doit être décryptée par le chevalier errant. La quête de la merveille devient, chez Chrétien de Troyes, l’un des buts de l’errance chevaleresque, en concurrence avec l’aventure.
Tagged as lai narratif, merveilleux, roman antique + Categorized as Lexique, _M_