Lyrisme
La poésie lyrique est dans un premier temps une poésie chantée, accompagnée d’abord à la lyre puis par tout autre instrument, comme l’a d’ailleurs été la poésie jusqu’au XVe siècle. Les genres hérités de l’Antiquité (ode, élégie, ïambe) appartiennent à la poésie lyrique, mais aussi des formes fixes comme le sonnet.
Au début du XIXe siècle, la notion de lyrisme en poésie met l’accent sur un aspect qui se faisait déjà jour depuis l’Antiquité – l’expression de sentiments personnels, favorisée par la montée du romantisme. C’est ainsi que, abandonnant la référence concrète à la musique pour n’en plus garder que l’idée d’harmonie et de mélodie, le lyrisme désigne plutôt en poésie une subjectivité vibrante et une émotion personnelle (amour, élan religieux, admiration devant la nature, etc.).
Avec l’effacement de la narration à la fin du XIXe siècle, la poésie devient entièrement lyrique, alors que le je se trouve largement remis en cause et que Baudelaire convoite une « impersonnalité volontaire ». Le lyrisme moderne devient ainsi problématique, et à la fin du XXe siècle, le retour d’un chant plus personnel chez les néolyriques se trouve fréquemment opposé au littéralisme.
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