Genre métrique
On appelle genre métrique la distinction entre rimes masculines et rimes féminines. Les rimes féminines, dont la dénomination est due au fait que l’e termine la majorité des noms et adjectifs féminins, sont celles qui se terminent par une syllabe en e caduc suivi ou non d’un –s ou de –nt. Cette syllabe, qui a pu être prononcée en ancien français et qui a toujours sa note propre en musique, est appelée « surnuméraire » parce qu’elle n’entre jamais dans le décompte métrique.
Les vers masculins ne comportent pas cet e. La question n’est nullement celle du genre des mots en finale de vers. Un vers à rime féminine ne peut en aucun cas, dans la prosodie qui va jusqu’à la moitié du XIXe siècle, être apparié avec un vers à rime masculine. C’est pourquoi l’alternance est d’usage dès les premiers temps de la rime, mais elle n’est recommandée explicitement qu’au XVe siècle par Jean Molinet.
On trouve cependant encore au XVIe siècle des poèmes ou des fragments de poèmes entièrement à rimes masculines ou entièrement à rimes féminines.
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