Silgedicht // L’art du langage

Des définitions littéraires se découvrent

Farce

Forme dramatique apparue à l’extrême fin du XIVe siècle. L’étymologie est incertaine (farcissure à l’intérieur d’un mystère ? idée de tromperie ?). La farce se présente comme une mise en scène de la tromperie, avec un nombre d’acteurs limité ( de deux à six). Les personnages appartiennent au peuple des boutiquiers, des artisans et de leurs clients.

Le but de la farce n’est pas la peinture des caractères : les personnages sont tout entiers dans l’action, et l’esthétique de la farce est une esthétique de la surprise (rebondissement, surprise verbale) et du dynamisme. Ce n’est pas un genre idéologique (simple morale du quotidien, résumée dans les proverbes). Le seul chef-d’œuvre du genre est la Farce de Maistre Pathelin (vers 1465).

La tradition de ces pièces courtes et comiques ne s’interrompt pas à la Renaissance, et Molière la fait évoluer au siècle suivant. La Jalousie du barbouillé, Le Médecin volant sont des farces, mais on relève des élément d’origine farcesque dans des comédies comme le Malade imaginaire ou Monsieur de Pourceaugnac.

La farce se rencontre aux XVIIe et XVIIIe siècles au théâtre de la Foire et des boulevard (Janot ou Les Battus paient l’amende de Dorvigny en 1779).

On  la rencontre dans des élaborations qui la renouvellent chez Feydeau à la fin du XIXe siècle (On purge bébé) ou dans le cinéma (Laurel et Hardy).

L’intrigue des farces repose en général sur une donnée simple et quasi proverbiale : trompeurs et cocus en tous genre, arroseurs arrosés, retournements de situation. Le corps et sa maitrise sont en jeu : le comique est souvent très gros, voire scatologique.


Tagged as , , , + Categorized as Lexique, _F_

Comments are closed.