Silgedicht // L’art du langage

Des définitions littéraires se découvrent

Commentaire

Les commentaires de poésie de la Renaissance se distinguent par certains aspects de ceux du Moyen Age (voir article suivant). Beaucoup sont encore écrits en latin, mais c’est en italien que l’on commente Dante et Pétrarque, et en français que l’on commente Ronsard.
Tout en accordant beaucoup à la rhétorique, dont il recherche et nomme les figures dans le texte, le commentaire se montre plus attentif à la qualité littéraire du texte.

Ici encore, c’est l’Italie qui donne le ton. Les commentaires du Canzoniere de Pétrarque apparaissent un siècle après sa mort, ceux des Amours de Ronsard (1552), dus à l’humaniste Muret, un an seulement après leur publication : c’est une manière de consacrer la gloire d’un auteur vivant. D’autres part, on cherche une expérience vécue derrière les vers et l’interprète, quand il a connu l’auteur, croit pouvoir expliquer l’oeuvre par la vie.

D’une manière ou d’une autre, on essaie de connaître l’intention du poète. Quand celui-ci a peur d’être mal compris, il lui arrive de se commenter lui-même. Dante avait donné l’exempte avec sa Vita nuova (1283-1293) et c’est une sorte d’auto-commentaire que saint Jean de la Croix écrit pour son Cantique spirituel (1584)


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