Silgedicht // L’art du langage

Des définitions littéraires se découvrent

Chevaleresque

Au Moyen Age, il faut distinguer l’idéologie chevaleresque de l’idéologie courtoise.

L’idéologie chevaleresque s’est dégagée progressivement, depuis l’époque carolingienne, de l’idéologie royale dont elle a repris, dans une période d’affaiblissement du pouvoir du roi, les grands impératifs énoncés dans le serment du sacre : respect de la justice, humilité, obligation de mettre la force de l’épée au service de l’Eglise, des faibles, des veuves, des orphelins ; elle représente une militia, une milice, instaurée par Dieu, qui combat la malitia des mauvais chevaliers (saint Bernard).
C’est une idéologie d’inspiration cléricale, alors que l’idéologie courtoise est d’inspiration laïque : elles ne se sont rencontrées qu’au XIIe siècle, lorsque les vertus de largesse, de respect de la parole donnée, de sociabilité sot venues s’ajouter au vertus religieuses.

A la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, l’idéologie chevaleresque retrouve, avec le rituel de l’adoubement (remise des armes), son inspiration religieuse fondamentale : veillée d’arme dans une église, bénédiction de l’épée, rituel qui fait de la chevalerie un ordre à vocation spirituelle ( Ordene de chevalerie ).


Tagged as + Categorized as Lexique, _C_

Comments are closed.