Bocage
Au XVIe siècle, le mot désigne un recueil de poésies mêlées, de tons et de formes différents. Il est l’équivalent du latin silva, choisi par le poète latin Stace (fin du 1er siècle ap. J.-C.) comme titre de l’un de ses recueils (Silvae), et repris par l’humaniste Politien, puis, au XVIe siècle, par le poète néolatin Jean Second.
L’équivalent italien est Selve : titre d’un recueil de Laurent le Magnifique. Ronsard s’est servi plusieurs fois du mot « Bocage ». Celui de 1554 rassemble des « Voeux », des « Epitaphes », des « Blasons » et des « Odelettes ».
En 1584, sous le titre de Bocage royal, le chef de la Pléiade fait paraître des pièces adressés aux rois, aux princes et aux grands de ce monde. La vogue du mot et du genre correspond au goût de la Renaissance pour la varietas, dont un autre aspect se trouve dans les « grotesques », appréciés par Montaigne. Les plaisirs du « bocage » étant peu conforme aux principes du classicisme, le mot disparaît du vocabulaire littéraire au XVIIe siècle.
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