Bienséance(s)
Ce qui est considéré comme convenable, décent par le public du théâtre des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce terme de poétique apparaît dès le milieu du XVIe siècle, mais son importance ne s’affirme véritablement que vers 1630-1640.
Le respect des bienséances (on emploie plus souvent ce terme au pluriel) est une règle du théâtre classique. Il est plus facile du reste de dire ce qui choque les bienséances (le meurtre ou le sang sur la scène, l’obscénité, etc.) que de les définir positivement : en tout état de cause, comme les bienséances constituent une règle d’accord entre la pièce et son public, elles évoluent dans le temps.
Mais bienséance est aussi employé souvent comme synonyme de vraisemblance : il s’agit alors de marquer une convenance interne de la pièce, comme l’accord entre un personnage, son discours, ses moeurs et l’époque historique qui sert de référence à la fiction ; la bienséance exige qu’Auguste ou Néron parlent en Romains. Dans ce sens, Marmontel préfère le terme de convenances.
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