Silgedicht // L’art du langage

Des définitions littéraires se découvrent

Arbitraire du signe

On dit depuis F. De Saussure (1857-1913) que le signe linguistique est arbitraire pour rappeler le fait qu’il n’y a aucun lien de nécessité entre le signifiant et le signifié d’un mot : il n’y a aucun rapport entre les sons du mot « arbre » et la chose « arbre » ; on dira que la relation signifiant/signifié est immotivée.

La meilleure preuve du caractère arbitraire du signe, c’est qu’au même signifié correspondent des signifiants différents selon les langues : tree, albero, Baum, ki

Seuls les signes à base mimétiques sont pleinement ou partiellement motivés : onomatopées (« dring »), mots enfantins (un « ouaoua »)…

Ce n’est que par réinvestissement secondaire, projection du signifié sur le signifiant, que nous trouvons que le mot « caresser » est doux, « casser » violent.

Certains, dont les symbolistes français, ont pourtant fixé pour but au discours littéraire, et particulièrement au discours poétique, de briser l’évidence de l’arbitraire du signe : la matérialité sonore du texte, le rythme du vers, etc. doivent parvenir, sinon à manifester, du moins doubler le contenu sémantique de l’énoncé.


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