Silgedicht // L’art du langage

Des définitions littéraires se découvrent

Accent

La notion d’accent est très discutée dans la mesure où il n’est pas évident que ce qui vient marquer les unités de souffle puisse être appelé accent. Néanmoins, sous l’influence des langues et des versifications italienne et espagnole, l’existence d’une marque qu’on a appelé accent par analogie a été reconnue par l’abbé Scoppa au début du XIXe siècle. Cette marque accentuelle se place sur la dernière syllabe non caduque du mot ou du groupe de mots (c’est l’accent tonique) avec, sur la diction, des effets d’intensité, de durée et de hauteur.

Une telle notion permet d’analyser des effets de rythme aussi bien dans la prose que dans les vers.

Exemple de progression dans ce vers d’Appollinaire :

Le mai (2) / le joli mai (4) / en barque sur le Rhin (6)

et dans cette phrase qui sert de clausule à l’un des discours de Perdican dans On ne badine pas avec l’amour de Musset :

C’est moi qui ai vécu, (6) et non pas un être factic(e) (8) créé par mon orgueil et mon ennui (10).


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